Association Pas à Pas 38 - Municipales – Grenoble, Échirolles, Fontaine
La rupture ou l’imposture
L’association Pas à Pas 38 ne se contentera plus de demi-mots ni de silences prudents. À l’approche des élections municipales à Grenoble, Échirolles et Fontaine, nous faisons le choix d’une parole claire et assumée, fidèle à ce que nous voyons et entendons sur le terrain, et fidèle à notre histoire politique et à notre pensée.
La gauche institutionnelle : renoncements, lâchetés et abandon des classes populaires
Depuis des années, les municipalités se réclamant de la gauche dans l’agglomération grenobloise ont multiplié les renoncements politiques, les reculs idéologiques et les compromis de couloir, au point de ne plus représenter une alternative crédible pour les classes populaires.
Elles ont accepté les règles du jeu libéral, transformé les communes en outils de gestion technocratique, vidé la démocratie locale de sa substance et abandonné les habitants à une politique de communication permanente.
Mais au-delà de cette gestion hors-sol, certains épisodes ont marqué un point de non-retour.
L’affaire Médine : une capitulation politique et morale
Nous n’oublions pas ce qui s’est passé avec le rappeur Médine à Grenoble.
Nous n’oublions pas cette capitulation publique, cette soumission assumée aux pressions réactionnaires, cette décision qui a consisté à sacrifier un artiste issu des cultures populaires, ainsi qu'un festival et son vivier de bénévoles et liens sociaux, pour préserver une respectabilité institutionnelle.
Cet épisode fut une lâcheté politique majeure.
Plutôt que de défendre la liberté artistique, la pluralité culturelle et la dignité des habitants concernés, la municipalité a choisi : le repli, le silence, la justification molle,et finalement l’abandon.
Ce renoncement n’était pas une erreur de communication, c’était un choix politique
Un choix qui a envoyé un message clair :
- quand les cultures populaires dérangent,
- quand les artistes racisés sont attaqués,
- quand l’islamophobie se drape dans le vernis républicain,
la gauche institutionnelle locale préfère reculer plutôt que combattre.
Ce jour-là, une partie de la population a compris que cette gauche parlait d’inclusion tant que cela ne coûtait rien, mais qu’elle disparaissait dès que le rapport de force devenait réel.
Une gauche qui a trahi sa propre histoire
L’affaire Médine a agi comme un révélateur brutal :
celui d’une gauche qui a trahi sa propre histoire, ses combats culturels, antifascistes et populaires.
En abandonnant un artiste sous la pression, cette gauche :
- a légitimé les campagnes de stigmatisation,
- a renforcé le sentiment d’humiliation dans les quartiers populaires,
- a contribué à la normalisation des discours réactionnaires,
- a rompu définitivement la confiance avec une partie de la jeunesse.
Ce n’est pas un détail
C’est un symbole politique lourd, que les habitants n’ont pas oublié, malgré les tentatives d’effacement ou de réécriture.
Pourquoi seule la France Insoumise assume la rupture
Face à cette faillite morale et politique, Pas à Pas 38 affirme que la France Insoumise LFI le seul mouvement de gauche à assumer une rupture réelle avec cette gauche institutionnelle devenue incapable de défendre les siens.
La France Insoumise ne cherche pas la respectabilité médiatique.
Elle assume le conflit quand il est nécessaire.
Elle ne sacrifie pas les cultures populaires sur l’autel du consensus.
C’est pour cela que nous soutenons :
- Allan Brunon à Grenoble, pour rompre avec une gauche de façade et reconstruire une écologie populaire et courageuse ;
- Antar Labiod à Échirolles, pour rendre à cette ville populaire une politique fidèle à son histoire et à ses habitants ;
- Esma Raïs et Florent Perillat à Fontaine, pour sortir de l’immobilisme et de la résignation institutionnelle.
Assumer la rupture ou disparaître politiquement
Pour Pas à Pas 38, il n’y a plus de place pour l’ambiguïté.
La gauche institutionnelle locale a échoué politiquement, socialement et moralement.
Soutenir la France Insoumise à Grenoble, Échirolles et Fontaine, c’est refuser :
- les lâchetés déguisées en pragmatisme,
- les renoncements travestis en responsabilité,
- les trahisons maquillées en apaisement.
Notre engagement associatif continuera, pas à pas, mais sans jamais se rendre complice de ceux qui abandonnent les classes populaires dès que le combat devient inconfortable.
Pour des villes combatives, dignes et fidèles à leur population,